Descendants de Pierre-Paul RIQUET

Riquet par descendantsHISTOIRE du CANAL de LANGUEDOC
rédigée sur les Pièces authentiques conservées à la Bibliothèque Impériale et aux Archives du Canal Par les descendants de Pierre-Paul Riquet de Bonrepos

Ce siècle (celui de Victor Hugo) avait cinq ans lorsque les héritiers de Pierre-Paul Riquet rédigèrent ce docte ouvrage en réponse à ceux publiés par A.F. Andréossy.

Le général de division Antoine-François Andréossy – arrière-petit-fils du plus connu et peut-être même du plus talentueux des ingénieurs de Riquet : François Andréossi – a 36 ans lorsqu’il fait paraître un long inventaire aussi détaillé qu’ennuyeux et souvent erroné dans lequel il fait, en ce qui concerne la réalisation du canal, la part bien trop belle à son aïeul au détriment de Pierre-Paul Riquet bien sûr, mais aussi de Vauban, dont il minimise tout autant les mérites !

Cinq ans plus tard, Napoléon avait percé sous Bonaparte et le général repartait en campagne. Bien qu’alourdi par ses médailles, il avait quelque peu épuré son style qui restait cependant pesant. Sur le fond en revanche, rien n’avait changé et c’était toujours à son trisaïeul que revenait tout le mérite de ce monument !

C’est pourquoi, quelques mois plus tard, les descendants de Riquet ripostent aux allégations de « l’historien du canal » (comme ils le nomment …) en publiant la véritable HISTOIRE du CANAL, car c’est bien, en effet, dans la plus grande partie de l’ouvrage, de faits historiques s’appuyant sur des documents d’archives authentiques qu’il s’agit.

François Andréossi y est cité, parmi d’autres « employés » de Riquet, comme « habile mathématicien ». Celui-ci d’ailleurs, en 1682, deux ans après la mort de Riquet, lors de la publication d’une nouvelle carte du canal, reconnaît lui-même à ce dernier l’entière paternité de l’ouvrage.

Le huitième et dernier chapitre du livre s’attache à la description de l’administration du canal, instituée par Riquet puis gérée pendant des décennies par sa seule famille comme un fief parfaitement organisé.

Enfin, plus de cent pages de pièces justificatives (notes, devis, édit et mémoires …) viennent étayer la réalité de l’histoire du chef-d’œuvre: à Riquet et à lui seul revient la gloire du Canal !

Pour être complet et impartial, peut-être faut-il répéter que dans cet orchestre « harmonieux », si Andréossi était le premier violon, Riquet était bel et bien et le compositeur et le chef d’orchestre.

Jean-Pierre Janier